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HISTOIRE
En 1922, Jean
Maury, alors archéologue à Laugerie
Basse, remarque une petite terrasse naturelle située à
mi-hauteur de la haute falaise du Grand Roc.
Après
une rapide escalade, il aperçoit une petite fissure laissant s'échapper
une source à faible débit.
Curieux de connaître l'origine de cet écoulement, il imagine
vite qu'une cavité cachée peut en être l'origine.
C'est après deux années de pénibles travaux et un
dernier coup de mine, le 29 avril 1924, que Jean
Maury, sa sœur et sa fille, pénètrent dans une
grotte totalement vierge.
Jean Maury nous
raconte: " Tout d'abord, ce furent des cris de joie et l'hymne
national fut entonné. Des stalactites merveilleuses se montraient,
d'autres aux formes bizarres, très cristallines, surprenantes,
donnaient l'impression de ce qui n'avait jamais été vu,
et d'autres encore semblaient être l'objet d'un rêve impossible
ý réaliser... jusqu'au moment où notre modeste èclairage,
de simples bougies, presque sur ses fins nous fit penser au retour.
Mais par quel endroit étions-nous entrÈs ?... Tout à coup
une pièce caractéristique que nous avions remarquée
peu après notre entrée, réapparut. C'était
une colonnette en forme de croix. Elle devenait pour nous le point central.
Après quelques avancèes par-ci par-là, nous entendîmes
enfin des appels lointains qui étaient ceux des nôtres et
nous guidèrent vers le vrai trou de renard par lequel nous étions
entrés... Toute anxiété disparue, nous nous présentions
fiers et glorieux dans nos vêtements trempés et maculés,
et surtout enthousiastes de ce que nous avions vu."
La
Grotte du Grand Roc ouvre au public en 1927, trois années après
la découverte, durée nécessaire pour effectuer les
aménagements intérieurs et extérieurs.
Les premiers visiteurs sont tous équipés d'une bougie, ce
qui rend la visite pittoresque mais n'offre pas un grand confort de vision.
Viendront ensuite les lampes à acétylène, puis l'électricité
en 1934. En 1993, l'éclairage de la grotte est totalement repensé.
Une équipe d'éclairagistes de spectacle réussit à
concilier les contraintes du lieu (fragilité, difficulté
d'accés, conservation) avec une véritable mise en scéne
artistique des cristallisations.
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